Ce mardi 11 février, c’est la journée internationale des femmes de science. Cet événement a été créé par l’Assemblée générale des Nations Unies afin de promouvoir l’accès et la participation pleine et équitable des femmes et des filles à la science. Elle permet de rappeler que les femmes et les filles jouent un rôle essentiel dans la communauté scientifique et technologique et que leur participation doit être renforcée.
A cette occasion, le laboratoire d’ingésciences met en lumière les portraits des femmes scientifiques de son équipe qui permettent, chaque jour, de faire évoluer les connaissances actuelles de la science dans le domaine des produits d’inhalation.

Découvrons dans un premier temps, le parcours du Dr Sophie Maria, directrice du département OpenSciences, le laboratoire d’Analyse et de R&D d’ingésciences.

IS : Bonjour Sophie, tu es à la tête du laboratoire d’analyse et de recherche d’ingésciences, comment en es-tu arrivée là ?

Après une licence Biologie Biochimie, je me suis spécialisée en biotechnologie pendant mon master. Au cours de mes deux stages, j’ai pu intégrer un laboratoire de recherche sur Bordeaux qui travaillait notamment sur la production de molécules pouvant être utilisées comme médicament. J’ai effectué ma thèse dans le même laboratoire où j’ai développé et utilisé une méthode pour augmenter la production, tout en réduisant le coût de fabrication.

A l’époque, j’avais entendu parlé du LFEL (l’ancienne entité d’ingésciences). Ce laboratoire m’avait impressionné par sa capacité à maîtriser les phénomènes au niveau physique et chimique, il ne manquait plus que la biologie ! J’ai donc postulé à la fin de ma thèse. Une fois intégrée à l’équipe, j’ai commencé à travailler sur le programme VapEcell. C’est un projet d’étude passionnant sur l’impact de la cigarette électronique au niveau de la santé.

Très récemment, j’ai pris la direction du département OpenSciences, qui regroupe les missions d’Analyse et de Recherche d’ingésciences.

Quelles sont précisément tes missions ?

Tout d’abord de manager l’équipe de 6 personnes qui travaillent au laboratoire en lien avec Krystel Massiot, notre responsable QHSE et Anaïs Pallaro qui s’occupe de la gestion administrative.

Aussi, je fais le lien entre l’équipe scientifique, les analyses, le bureau d’études et la direction ainsi que les services supports (Communication, Maintenance, Ressources Humaines, …).

Je m’attache aussi à identifier de nouveaux sujets de recherche en lien avec l’actualité, liés à la cigarette électronique (notre cœur de métier) mais pas seulement ! Pour finir, je suis aussi signataire des rapports d’analyses que nous produisons pour nos clients, je veille donc à contrôler leur intégrité et la confidentialité des données.

Qu’est-ce que tu apprécies le plus dans ton travail ?

La diversité des tâches de ce métier ! Chaque journée est différente et le lien avec les personnes est très enrichissant. J’aime apprendre et faire partager mes compétences, rechercher des idées et bien sûr, trouver des solutions …

Aujourd’hui, quelle place occupe les femmes dans le laboratoire d’OPENSCIENCES ?

Nous avons beaucoup de chance car contrairement à d’autres sociétés, la place des femmes est très bien représentée au laboratoire même aux fonctions les plus « élevées ». Sur 6 techniciens/ingénieurs au laboratoire, 4 sont des femmes. En tout, nous sommes 9 dans le département OpenSciences, dont 7 femmes. Et il est marquant de voir que mes deux prédécesseurs étaient des femmes également.

En cette journée dédiée aux femmes scientifiques, laissons maintenant la parole aux autres membres féminins de l’équipe du laboratoire et découvrons leurs parcours.

Cantelle Gesta, 23 ans

Bonjour, je travaille chez ingesciences depuis 3 ans et demi. J’ai toujours été curieuse et passionnée par les sciences mais malheureusement mes notes au collège m’ont souvent découragée.

Au lycée, j’ai donc choisi une seconde STL (sciences et technologies de laboratoire) où l’on faisait principalement des TP. Tout de suite, mes notes se sont améliorées et mon intérêt pour les sciences n’a alors cessé de grandir. J’ai donc poursuivi mes études avec un BTS bio-analyses et contrôle et j’ai intégré le laboratoire ingesciences (anciennement LFEL) dès l’obtention de mon diplôme.

Aujourd’hui, en tant que technicienne de laboratoire, mon travail n’a rien de routinier ! Je suis amenée à faire des analyses mais également à développer de nouvelles méthodes et à réaliser des projets d’étude tant dans le domaine de la chimie que de la biologie.

Laura Smadja, 27 ans

Je suis technicienne Laboratoire R&D au sein du département OpenSciences.

Cela fait maintenant deux ans que je travaille dans le domaine du e-liquide. Ma mission principale consiste à étudier la composition de la vapeur d’un e-liquide. Je réalise également, au quotidien, une veille scientifique en fonction des sujets d’actualité.

Par exemple, je travaille actuellement sur l’étude des comportements des agents sucrants en vaporisation.

Carine Casile, 26 ans,

Mon cursus scientifique a commencé dès le lycée par un bac S science de l’ingénieur. En terminale, j’ai décidé de passer le bac S-SVT. Après ça, j’ai opté pour un BTS en chimie.

Au niveau de mon parcours professionnel, j’ai commencé par travailler pour le laboratoire Sanofi où j’effectuais des analyses sur les matières premières et les produits finis. J’ai travaillé chez MEDA, une entreprise spécialisée dans le domaine pharmaceutique pour réaliser l’analyse des matières premières.

Enfin, j’ai travaillé à l’IRAMAT-CRP2A (Institut de recherche sur les Archéomatériaux – Centre de recherche en physique appliquée à l’archéologie) : où j’étais en charge de préparer les échantillons de roches et de sédiments en vue d’une datation par luminescence.

Cela fait maintenant 3 ans et demi que je suis arrivée au pôle Analyse et R&D du LFEL qui est récemment devenu le département OpenSciences d’ingésciences.

Souvent, quand on entend technicienne de laboratoire, on se représente une personne qui effectue des prises de sang, alors qu’il existe tellement d’autres possibilités. La preuve, les techniciens de laboratoire sont aujourd’hui présents dans des entreprises pharmaceutiques, cosmétiques, en biologie médicale, dans l’agroalimentaire ou encore … dans la vape. En réalité, nous réalisons de nombreuses analyses chimiques, physiques et biologiques pour différents types de secteurs d’activités.

Pauline Seriat, 32 ans

Actuellement, je m’occupe des analyses pour ingesciences. Auparavant et depuis 2014, j’occupais la même fonction mais au sein du laboratoire d’analyse de VDLV (celui-ci a été transféré à ingesciences en octobre dernier).

Après un baccalauréat scientifique, j’ai repris mes études en suivant un BTS Anabiotech (Analyses Agricoles, Biologiques et biotechnologiques). J’ai été recrutée chez VDLV en mai 2013 après plusieurs expériences en laboratoires œnologiques.

Pour vous, que représente cette journée internationale des femmes de science ?

Cantelle Gesta : Les femmes sont généralement d’un naturel appliqué, rigoureux et ouvert d’esprit. Autant de qualificatifs qui sont essentiels pour travailler dans les sciences, peu importe laquelle d’ailleurs (droit, mathématiques, chimie, social). Mais plus qu’une attitude ou un CV, pour trouver sa voie et s’épanouir dans sa carrière professionnelle il faut avant tout être passionnée. Ne pas avoir de bonne note en SVT ou en mathématiques ne doit pas être un frein à la curiosité, ni à l’intérêt pour un domaine particulier. Les femmes ont toute leur place dans la science, alors n’hésitez pas ! Trouvez votre science !

Laura Smadja : Cette journée internationale des femmes en science représente, pour moi, une mémoire pour les femmes qui ont marqué l’histoire des sciences.

Carine Casile : Personnellement, je pense que cette journée ne devrait pas exister. Nous sommes désormais en 2020, certaines questions et débats ne devraient plus avoir lieu. Cependant, je trouve cela admirable de voir des personnes se battre pour conserver ou obtenir des droits pour le bien-être des femmes.

Pauline Seriat : Je ne connaissais pas l’existence de cette journée mais si cela peut permettre de promouvoir davantage les sciences et de créer des vocations, c’est une bonne chose.

Pour conclure mesdames, que souhaiteriez-vous dire à des jeunes femmes qui souhaiteraient se lancer dans une carrière scientifique ?

Cantelle Gesta : Il faut quand même se rendre compte que cette journée n’a été adoptée par l’ONU qu’en 2015 ! Il y a à peine 5 ans ! Alors cette journée représente déjà une victoire ! Une victoire pour toutes les femmes et jeunes filles qui font avancer la science tous les jours. De Tapputi Belatekallim , première femme chimiste ( 1200 av JC ) à Francoise Barré Sinoussi qui a reçu un prix Nobel en  2008 pour la découverte du VIH, les femmes de sciences n’ont de cesse de faire évoluer notre monde. Il est donc primordial de promouvoir la science auprès des femmes et jeunes filles pour assurer la relève.

Laura Smadja : Pas d’inquiétude, ni d’appréhension à avoir. Il faut croire en ses projets d’études scientifiques.

Carine Casile : Foncez ! N’ayez pas peur !  Selon l’UNESCO, aujourd’hui seulement moins de 30% des chercheurs sont des femmes. Effectivement, nous sommes encore sous-représentées dans les domaines de la science et c’est dommage.

Pauline Seriat : Je souhaite leur dire que si c’est à cela qu’elles aspirent pour leur carrière, il n’y a aucune raison de croire que c’est impossible. L’image de l’homme comme étant le seul capable d’exercer dans un domaine technique est révolue depuis bien longtemps et c’est une bonne chose. Cela devrait d’ailleurs être le cas dans tous les domaines. Ce n’est pas notre genre qui doit régir notre futur mais bien le travail réalisé pour y arriver.

Les femmes ont toute leur place dans la science, alors n’hésitez pas ! Trouvez votre science !